Du 2 au 11 mai en Hongrie

Le début de la Hongrie est assez difficile !

Routes très mauvaises, dangereuses, peu de signalisation Eurovélo. Visiblement, malgré 17.000 cyclotouristes /an (grâce aux infrastructures des pays voisins?), la sécurité des cyclistes et le développement touristique ne sont pas une priorité en Hongrie. Et les automobilistes sont moins prévenants que dans les pays précédents. Pour arranger encore les choses, nous pédalons souvent avec un vent de face, tenace, qui nous fatigue et nous ralentit.

Par ailleurs, alors que partout l’accueil est chaleureux, nous notons un contact beaucoup plus rude ici, pas forcément dans les rencontres individuelles que nous faisons, qui restent très cordiales, mais dans les échanges commerciaux (magasins, métro, restaurant…): les gens sont là pour faire leur travail, pas pour faire un sourire ou être aimable.

Nous remarquons beaucoup de terrains, de maisons, de commerce à vendre: « elado », c’est un des mots que nous retenons (et qui nous donne envie de manger des glaces!).

Pause pique-nique.
Rencontre sympa avec des cyclos argentins!
Petit déj sur une aire de loisirs municipale où nous avons pu camper gratuitement.
Premier camping hongrois: le propriétaire propose aux garçons de pêcher!

Un matin, alors que nous sommes partis de la maison d’hôte sous la pluie (et que Félix s’est étalé de tout son long dans une flaque devant la porte: la journée commence bien…), la propriétaire nous rejoint sur la route pour nous offrir à chacun une barre chocolatée spéciale « sport ». Ça nous change les idées quand on crève une nouvelle fois qq km plus loin…. Acacia, on aime ton miel mais pas tes épines!

La route est de plus en plus difficile en montant vers Budapest: nous finissons pas nous sentir vraiment en insécurité sur des routes étroites, en fort dévers et au revêtement complètement défoncé, sans bas côté, sur lesquelles nous sommes frôlés par des poids lourds qui roulent si vite qu’à chaque fois l’appel d’air nous fait faire un écart  de plusieurs dizaines de centimètres. Incroyable mais vrai, sur cette route qu’emprunte pourtant l’eurovelo 6, de grandes pancartes indiquent qu’il s’agit d’une route à risque (image de cercueil au cas où on ne comprendrait pas bien …) La pluie n’arrange rien. A l’occasion d’une pause, nous découvrons, miracle, un petit train de banlieue dans lequel nous ferons les 20 derniers km qui nous séparent de la capitale hongroise. Nous arrivons ainsi sains et saufs, ce n’était pas gagné.

Dans absolument tous les villages que nous traversons, et dans les villes, nous remarquons les mêmes affiches publicitaires: familles réjouies dans une ambiance lumineuse. Nous pensons d’abord à une campagne sur les énergies renouvelables, qui apportent confort et sécurité? Non. C’est le parti de Viktor Orban! Nous ne verrons aucune affiche d’autres partis politiques. Cela fait réfléchir sur les moyens accordés à la démocratie….

Les routes ne sont pas toujours très bonnes…
En tout cas, c’est bien plat.

Et quand il pleut on trouve des escargots.

Dans absolument tous les villages que nous traversons, et dans les villes, nous remarquons les mêmes affiches publicitaires, omniprésentes: familles réjouies dans une ambiance lumineuse. Nous pensons d’abord à une campagne sur les énergies renouvelables, qui apportent confort et sécurité? Non. C’est le parti de Viktor Orban! Nous ne verrons aucune affiche d’autres partis politiques. Cela fait réfléchir sur les moyens accordés à la démocratie….

Deux jours de pause à Budapest, pour se reposer, visiter, mais aussi travailler: chacun a son petit programme. La ville est magnifique, malgré une météo en berne et un froid pénétrant; nous quittons le quartier commerçant de Pest où nous logeons (nous sommes lassés de voir toujours les mêmes enseignes dans les centre-ville du monde entier, désespérément semblables), traversons le Danube et montons sur les hauteurs de Buda pour admirer le château et le bastion des pêcheurs, et le Parlement qui nous fait face, sur la rive d’en face.

Nous testons le métro de Budapest.

Cathédrale St Etienne de Pest.
Le pont des chaînes.
Très fière d’être plus grande que sa manman.
Bastion des pêcheurs.
Parlement.

Nous notons une différence sensible entre le sud-est du pays et le nord-ouest: les supermarchés nous paraissent plus riches après Budapest. VLa vie est certes un peu plus chère mais on trouve aussi plus de choix dans les supermarchés.

Notre quotidien s’améliore: les pistes sont de bien meilleure qualité apreès avoir apssé Budapest!

Neanmoins, le mauvais temps, le vent et les températures fraîches ne nous quittent pas et s’accentuent même.

Sur cette image, on pourrait croire que le photographe est mauvais, en fait, c’est le temps….
Belles vaches.
On se dit qu’on va plus vite à vélo…

Heureusement, la partie slovaque de l’eurovelo s’effectue sous le soleil et sur une piste parfaite: que du bonheur.

Nous décidons pour la dernière étape hongroise- slovaque de ne pas nous arrêter à Bratislava: le camping est très loin de l’eurovelo, pas de logement en dur à tarif abordable (flambée des prix due à la finale de hockey sur glace le we où nous passons) et une météo peu engageante: nous ne nous attarderons pas et prévoyons de nous arrêter sur la route de Vienne, dans un camping, pour nous réfugier dans la capitale autrichienne avant la tempête et l’orage prévus.

Le temps tourne à notre arrivée en Autriche mais malheureusement des travaux sur l’eurovelo nous dissuadent d’aller au camping que nous avions repéré: nous craignons qu’il soit fermé et préférons ne pas faire un détour qui nous retarderait; nous préférons rejoindre directement Vienne, et ajouter aux 70km déjà parcourus à 17h30 les 36 km qui nous séparent du camping où nous étions il y a quelques semaines.

Félix est fatigué: il monte sur le porte bagage d’Alexandre et Antoinette prend la tente d’Alexndre et le vélo de Félix: bagages lourds qui rendront la fin de journée difficile. Le temps se gâte assez vite, le vent de face forcit, l’orage gronde, la nuit tombe, pas le temps de dîner, nous pédalons de toutes nos forces, promenéss par des déviations dans des zones résidentielles endormies. Chaque coup de pédale demande un effort.

L’arrivée est épique: il est 22h, nous roulons de nuit, sous une pluie glacée et ininterrompue, stoppés parfois dans notre élan par des bourrasques, dans des grondements de tonnerre et des éclairs qui zèbrent le ciel noir. Le moral des enfants reste intact: ils rivalisent d’humour pour tenir le coup. C’est Joseph qui lance le bal en déclarant, voyant un escargot, que ça le rassure de ne pas être seul à traîner sa maison sous la pluie! Les derniers kilomètres sont quand même franchement pénibles. Nous nous arrêtons dans la station service au pied du camping pour nous réchauffer d’un chocolat chaud. Lorsque nous repartons une bonne demi-heure plus tard, la pluie a redoublé: c’est sous des trombes d’eau que nous montons les tentes. A peine le temps d’enfiler les arceaux dans les glissières que les tentes sont transformées en piscines… nous sommes gelés, trempés, épuisés mais…. avons battu notre record: 106km au compteur!! C’est une soirée mémorable!

Le temps tourne…
De nuit pour rejoindre Vienne.

1 thought on “Du 2 au 11 mai en Hongrie”

  1. Whouah ! Vous êtes trop fort ! Je suis impressionnée ! Bravo à vous pour ce courage ! Gros bisous

Comments are closed.