du 14 mars au 6 avril dans la région de Chennaï (ex-Madras)

Les 3 semaines passées chez Isa et Alex seront à la fois reposantes et intenses car Isa nous a préparé un beau programme de découvertes !

Après avoir visité l’hôpital qui nous rassurera sur le poignet de Félix qui n’est pas cassé, le programme commence par une séquence de ressourcement ! Isabelle, pleine de finesse, nous propose de lui confier les enfants afin de nous permettre de passer deux jours en amoureux à Pondichéry. C’est la première fois depuis presque 8 mois que nous nous retrouvons seuls, après avoir vécu tous les jours à 6 : quelle joie que ce moment de respiration!

Le quartier français de Pondichéry nous fait l’impression d’une belle endormie
Derrière chaque porche des villas coloniales, des jardins luxuriants
Notre joli hôtel : »le petit » , et son magnifique carrelage de la région de Chettinad.
La bénédiction de l’éléphant Lakshmi: l’habile éléphant pose sa trompe sur l’heureux mortel qui se présente à lui, et récupère en même temps le billet qui lui est destiné… Lucratif!

La religion chrétienne est très présente dans le Tamil Nadu.
souvenirs 😉
Repassage à l’ancienne.

A notre retour, Isa a préparé un beau programme de visite : le temple de Mylapore, l’improbable bibliothèque du Government Museum, digne d’Harry Potter, la « Madras University » et son architecture indosarazinique, et enfin la basilique Saint Thomas qui est l’une des 3 basiliques dans le monde, avec St Pierre de Rome et St Jacques de Compostelle, à conserver des reliques d’apôtres (selon la légende). C’est un lieu émouvant : St Thomas a évangélisé le Kérala et le Tamil Nadu entre l’an 50 et sa mort vers l’an 70: nous réalisons que l’Inde a été évangélisée avant Lutèce, il y aurait des chrétiens en Inde depuis aussi longtemps qu’à Rome ou en Provence !!!

Le temple de Mylapore

Le chariot géant du temple, il sort une fois par an du temple à l’occasion de la fête de Holi où l’on s’envoie de la peinture à la figure…
La bibliothèque du Government Muséum
La Basilique St Thomas de Chennaï
Le pays a été évangélisé sans doute avant les gaulois de Lutèce…

Nous visitons également le musée Dakshina Chitra où sont exposées des maisons traditionnelles de différentes régions d’Inde du sud.

Nous visitons également la réserve de crocodiles. Contrairement aux zoos français où les crocos restent immobiles, ici nous les voyons marcher et sortir de l’eau. Les gardiens entrent dans l’enclos en short ou en sari, armés d’une petite baguette pour leur donner un coup sur le nez s’ils s’approchent trop… On est loin des normes de sécurité occidentales!

Nous apprécions la rencontre avec les amis expatriés d’Isa et Alex. Nous sommes notamment invités à une soirée d’anniversaire bien sympa, à une visite d’Auroville (malheureusement très orientée par notre guide vers les boutiques d’artisanat; la vraie richesse d’Auroville consistant en son architecture que nous n’aurons pas vraiment vue) et à une messe en français : là-bas, chaque famille transforme à tour de rôle son séjour en petite chapelle pour accueillir la communauté catholique francophone à l’occasion d’une messe célébrée par un missionnaire qui vient de Pondichéry pour l’occasion (à 2 bonnes heures de route…).

Visite d’Auroville

Au cours de cette étape à Chennai, nous assistons à deux spectacles: le spectacle « cabaret » présenté par le lycée américain où étudient les enfants, et dans lequel joue Anatole; les professeurs ouvrent les festivités, puis les élèves se lancent avec aisance et naturel. Nous admirons cette façon très américaine de mettre en valeur les talents naissants chez les élèves, qui acquièrent ainsi confiance et estime de soi.

Quelques jours plus tard, nous voyons un spectacle de danse fascinant et très émouvant, avec des femmes qui exécutent des positions de mains et d’yeux d’une précision et d’une grâce incroyables. C’est la performance de fin d’études des élèves de la célèbre école de danse et de chants traditionnels Kalakshetra. Les danseuses sont extrêmement expressives et semblent vivre l’histoire racontée par leur danse. C’est un moment fabuleux.

La fameuse école de danse indienne de Kalakshetra
La journée de cours commence par une prière sous l’arbre sacré.
Les danseuses qui nous ont réjouis d’un inoubliable spectacle remercient leurs professeurs pour leur enseignement

Pendant notre séjour en Inde, les enfants auront aussi la chance de passer quelques jours à l’école avec leurs cousins. Nous découvrons avec intérêt certains aspects de l’enseignement américain. L’objectif premier est que l’enfant développe sa confiance en lui, la méthode : que des encouragements et jamais de critique négative, tout est fait pour ça. Par exemple nous sommes épatés par l’ouverture du spectacle d’Anatole: les professeurs de maths, de langues et de sciences se sont groupés autour du professeur de musique en ressortant leur instrument amateur pour chauffer la salle ! Quand le premier enfant monte sur scène, la glace est déjà brisée.

Sur certains contenus pédagogiques, les américains ont quelques longueurs d’avance sur les français… Anatole a gagné le concours de robotique; il nous invite aussi à la présentation des projets de technologie de fin de trimestre : des enfants de 6e et de 5e tiennent chacun leur petit stand pour présenter aux parents leur robot, leur purificateur à énergie solaire, leur système de recyclage des eaux usées, etc. Évidemment il y a aussi le revers de la médaille : avec tous ces équipements (piscine olympique dans le parc, etc.) la scolarité coûte une fortune, les enfants qui ne suivent pas sont refusés, et un gros filtre est opéré à l’entrée en seconde où les premières notent tombent (enfin).

En route pour l’école Américaine avec les cousins !
La voiture se transforme en mini-bus de ramassage scolaire !
Chapeau aux profs de l’école américaine qui chauffent la salle au début du concert des ados !

Nous fêtons les 13 ans de Pétronille: elle est très heureuse de fêter son anniversaire chez sa marraine ! Et puis nous nous posons. Quel confort de ne pas refaire son bagage, chercher où manger et dormir. Les enfants aussi avaient besoin de cette pause rassurante pour retrouver des repères, jouer, lire, partager avec des enfants de leur âge.

Les 13 ans de Pétronille, que de bons moments avec les cousins aussi !

 

Au bout de la rue d’Isa et Alex

Chacun se pose et se refait une santé
Rafraichissement capillaire.

Pour la première fois nous est offerte la possibilité de relire notre voyage pour le raconter au groupe « ado » de la communauté française puis de l’école française. Nous préparons 2 petits films rétrospectifs pour illustrer notre voyage. Cela nous permet de faire un petit bilan, et de mesurer le chemin parcouru. C’est un bon moment parce qu’ici s’achève la partie exotique et lointaine du voyage: dans quelques jours nous serons en Europe à vélo. Que de paysages formidables, de rencontres enrichissantes et amicales, d’expériences diverses depuis 8 mois! On se laisse parfois distraire par l’inconfort du moment. Nous réalisons aussi combien nous sommes plus vulnérables lorsque nous sommes dépouillés de la carapace de la routine et des habitudes. Les joies mais aussi les angoisses, les tristesses, les tensions sont vécues avec davantage d’intensité. Pas facile à combiner avec la vie à 6…

Présentation de notre voyage aux collégiens français de l’école Américaine

Ci-dessous, les 2 films présentés à l’occasion de ce petit témoignage :

 

 

Il est ensuite temps de préparer la suite du voyage en mode cyclo-voyageur. Il faut pour cela repasser en France pour récupérer les vélos, les tentes, les sacs de couchages, réchaud, etc. contenus dans les différents colis que nous avions renvoyés de Bolivie, du Chili et d’Australie.

Pour ne pas casser la dynamique familiale, Alexandre va seul en France (Antoinette et les enfants restent au chaud en Inde). Différents objectifs de ce raid : trier le matériel, remonter les vélos et réparer ceux qui faiblissaient en Amérique latine, parvenir à tout faire rentrer dans la voiture, la faire réviser, tenir quelques rdv professionnels, avoir l’immense joie d’embrasser quelques amis présents à ce moment-là, puis traverser toute l’Europe en 3 ou 4 jours pour retrouver Antoinette et les enfants directement à Bucarest !

6 vélos révisés en France et tous chargés, en route pour la Roumanie !
Au revoir l’Inde, en route pour Bucaresti !!!