du 11 au 13 mars en Tamil Nadu

Le lendemain, nous reprenons nos chers bus pour rejoindre Thanjavur, et son célèbre temple. Une journée complète de trajet pour à peine 200km… Nous laissons donc de côté la ville sainte de Madurai réputée pour son temple fourmillant de visiteurs autour duquel s’organise toute la vie de la ville, pour nous rendre à la ville d’après dont le temple est souvent considéré comme le plus beau d’Inde du Sud, mais dans une ambiance beaucoup plus calme. Après une escale sans intérêt à Trichi pour passer la nuit, nous trouvons un autre fameux bus au petit matin pour Thanjavur.

La principale tour du temple (gopuram) se dresse comme une montagne au milieu de la ville qu’elle domine et se voit à des kilomètres à la ronde. De loin, on dirait la tour de Babel telle qu’on la voit parfois représentée. Le temple est constitué d’une grande enceinte, sur laquelle s’adosse une galerie voûtée qui forme comme un cloître géant d’une surface de plusieurs terrains de foot.

La moitié des matériaux de construction est constituée de pierres et l’autre de briques, qui sous un soleil accablant, transforment l’esplanade du temple en fournaise ! et nous découvrons que la visite se fait pieds nus sur le sol brûlant! On comprend un peu mieux comment l’Inde forme ses fakirs ! Nous ne sommes pas habitués, nous essayons de traverser les (trop) vastes esplanades entre les gopuram en marchant dignement, mais finissons à chaque fois par presser le pas pour finir par courir jusqu’aux sols ombragés sous le regard amusé des indiens: n’est pas fakir qui veut!

Vite à l’ombre, le sol est littéralement brûlant !
heureusement que l’on peut faire le tour du temple par les galeries
Seuls occidentaux du coin, on fait bien rire les locaux !

Le temple est effectivement spectaculaire par sa préservation, son riche statuaire et son gigantisme. C’est un temple très actif et la foule fait la queue pour recevoir leur troisième œil de la main des brahmanes qui attendent grassement en pagne à côté d’une corbeille destinée à recueillir les offrandes des fidèles. C’est de la bénédiction industrialisée…

On vient au temple en famille pour faire ses dévotions…
On peut faire des offrandes à Ganesh…
…à diverses divinités…
…ou à des rangées de phallus selon ses besoins…

Après le temple, nous visitons le palais de l’ancien maharadjah constitué d’une succession d’immenses bâtiments dont plusieurs sont décrépis et bien vides; on trouve dans d’autres salles tout un bric-à-brac de cabinet de curiosités jusqu’au squelette complet d’une baleine suspendu sous la charpente d’une grosse tour, drôle d’impression.

Le palais du Maharadja

Le gardien chasse tous les enfants qui s’approchent des éléphants mais y installe les garçons ?! Et il insiste pour qu’on les photographie, avec leurs lunettes de soleil!

Pendant la visite, Félix fait l’andouille avec son frère et alors qu’il marche à reculons, il tombe à la renverse d’une terrasse…! un hurlement plus tard, nous nous précipitons, la terrasse ne fait qu’1,5 mètre de haut, et a priori, plus de peur que de mal, mais Félix est tombé sur le poignet…

Le lendemain, alors que nous nous apprêtons à partir pour Pondichery (encore 3 bus prévus), nous réalisons que Félix, sans trop se plaindre, n’utilise plus du tout le bras qui a souffert de sa chute de la veille, nous décidons prudemment de raccourcir le voyage et de rester dans ce bus pour arriver en fin d’après-midi à Chennai avec 2 jours d’avance; Chennai est une des plus grandes villes d’Inde et nous savons y trouver un bon hôpital pour passer une radio. Nous savons surtout que nous pourrons poser nos valises chez la soeur d’Antoinette et, chacun à sa façon, nous avons tous besoin de cette halte…

Andrew vient nous chercher à la station de bus, ça sent l’Oasis !

Quelle joie de retrouver Isabelle, Alexandre, Anatole, Mathurin, Capucine et de rencontrer Alix (qui a 5 mois)!!! Très belle soirée pour tout le monde. Nous sommes accueillis chaleureusement et profitons à fond de cette pause au sein réconfortant de notre famille.