du 20 février au 3 mars : Cambodge

Le Cambodge nous paraît immédiatement plus agréable que le Vietnam, les campagnes et bourgades traversées nous font penser à la version (ex-colonie) française de la Birmanie, avec les pistes de terre  un peu rouge sous le ciel complètement bleu et surtout avec leur calme, et l’air joyeux et bienveillant de la plus grande partie des habitants. Finis aussi les sleeping bus dans lesquels nous n’étions pas très à l’aise.

Arrivés à Siem Reap le soir et nous repartons dès le lendemain matin pour Battambang. Sur la route, nous observons les temples, portiques, statues et sculptures dans les villages: l’art khmer est très différent de ce que nous avons vu jusqu’à présent

Battambang est une ville agréable et animée qui accueille une petite communauté française. Le quartier colonial est charmant et nous prenons plaisir à nous promener dans les rues et sur le marché. Nous visitons l’école Phare et sommes heureux de rencontrer plusieurs cambodgiens qui parlent bien français. Il y a ici une communauté française relativement importante, et l’école Phare, fondée par une artiste française entre autres, entretient des liens privilégiés avec la France. Elle a pour objectif de former des jeunes dans les métiers du cirque, du théâtre, du design, de la musique. Pendant notre visite, les étudiants s’entraînent sous des chapiteaux surchauffés ou répètent leur instrument à plusieurs dans une même salle. Nous sommes admiratifs de voir la qualité de leurs productions par rapport à la modestie des moyens à leur disposition. Nous repartons en tuk-tuk, conduits par un membre de Phare, acteur, qui est venu plusieurs fois en France à l’occasion de représentations au Théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes!

L’étape suivante est Phnom Penh; la circulation anarchique et l’effervescence dépeintes par les guides ne nous gênent pas. Les rues sont bordées de plantes vertes et de petites échoppes, les tuk-tuks et scooters se faufilent partout: nous aimons l’animation qui règne.

« Epuisette » – cueillette des mangues

 

A l’occasion de la messe en français et sommes très chaleureusement invités à dîner par un couple que nous ne connaissons pas. Nous passons donc une délicieuse soirée avec Marie et Guillaume, qui habitent Phnom Penh depuis six ans, et les parents de Guillaume, qui sont en visite. Les enfants jouent et sont heureux de prendre un vrai repas maison comme ils en rêvent. Lorsque nous repartons, nous avons l’impression d’être avec de vieux amis et de quitter un lieu familier. Et nous avons les poches pleines de bonnes adresses pour la suite du séjour!

 

A Kampot (où nous arrivons après 5 heures de bus surchauffé pour 150km de route en travaux) nous visitons « la Plantation », ferme de poivre bio. C’est un endroit magnifique car pour éviter des produits chimiques, les plants de poivres sont bordés de bougainvilliers aux couleurs éclatantes (pour éloigner les insectes) et de bananiers (pour préserver l’humidité). Nous observons le travail des ouvrières qui trient les grappes en séparant les grains rouges des verts. Le dernier tri est fait à la pince à épiler! Les grains rouges donneront le poivre blanc (la peau est enlevée); les grains verts séchés donneront le poivre noir.

De nouveau 5 heures de bus pour retourner à Phnom Penh. Cette fois-ci, sur le conseil de nos amis, nous nous installons sur l’île de la Soie, sur le Mékong, face à la ville. Trois jours formidables dans ce petit paradis: l’île est très bucolique et calme, et pour la première fois nous nous offrons un hôtel avec piscine! En plus nous rencontrons des compatriotes: Robert et Do, qui tiennent l’hôtel, et leurs enfants Léonard et Andréa; Séverine et Cédric, qui sont en vacances avec Margaux et Jeanne. Des amis pour les enfants, plein de bons échanges dans une ambiance sereine et conviviale: c’est le cocktail idéal! En termes d’apéro, Alex et les enfants essaient même quelques insectes…

Dégustation de sauterelles grillées >_<

Nous passons une journée à Phnom Penh pour visiter l’association « pour un sourire d’enfant » (il faut voir le film « Les Pépites »!), qui a pour but de scolariser les enfants qui se nourrissent et travaillent dans les décharges. Pour y parvenir, de nombreux obstacles doivent être surmontés. Il faut d’abord verser à leurs familles l’équivalent d’un salaire; cette compensation est donnée chaque semaine, en riz. Nous avons vu le camion chargé des 7 tonnes de riz à distribuer: impressionnant! Il faut ensuite trouver une solution de garde pour les petits frères et sœurs dont les enfants s’occupent souvent: nous avons donc visité la garderie. Les familles ont souvent besoin d’un accompagnement social: des équipes de bénévoles se tiennent à la disposition des familles, visitent les parents plus fragiles. Certains enfants (principalement des filles) vivent au centre. Une journée classique commence à 6h du matin: les premiers élèves arrivent très tôt le matin, ils lavent leur uniforme puis prennent un petit déjeuner. Les cours commencent à 8h.

L’association a également mis sur pied des filières de formation professionnelle: hôtellerie (nous déjeunons ainsi au restaurant du centre, très chic!), esthétique et coiffure (les trois garçons se font couper les cheveux), commerce, technologies, cinéma.

C’est une belle association à soutenir!

Après la coupe thaïlandaise, voici la coupe cambodgienne… Un petit air de Godefroy le Hardi des Visteurs…

L’après-midi nous visitons le musée d’art Khmer

Après ces trois jours bien riches, nous bouclons la boucle et retournons à Siem Reap. Rendez-vous le soir-même de leur arrivée avec nos amis Nicolas, Pauline, Adélie, Marin et Marguerite. A l’émotion des retrouvailles s’ajoute celle de recevoir des cadeaux de France qu’ils nous apportent! Rillettes, fromages, saucissons, chocolats, vin évidemment, chocapics pour le petit déj des enfants, et des livres, des vrais, en papier! Pétronille reçoit aussi des cadeaux d’amis, petits bijoux bienvenus après 7 mois sans possibilité d’être coquette… C’est vraiment Noël!

Le lendemain, chaque famille suit son programme pendant la journée. Pour nous, réveil très tôt pour visiter Angkor Wat, le Ta Phrom et le Bayon, ainsi que l’impressionnante terrasse des éléphants. Bien sûr, il y a beaucoup de monde et il fait très chaud, mais les lieux sont très émouvants. Quel raffinement, quelle harmonie, quelle sérénité dans les statues et les bas-reliefs! Quelle prouesse, quelle exubérance, quelle démesure dans la construction des temples!

 

 

 

Le soir, nous retrouvons nos amis pour un dîner-spectacle du cirque Phare. Nous sommes contents de voir l’aboutissement du travail qu’ils fournissent à l’école de Battambang; le spectacle remporte un vif succès!

Le lendemain, nous nous levons de nouveau aux aurores et visitons le fabuleux temple des femmes, le Bantea Srei, véritable bijou.

Pendant ce temps, Pétronille est avec la famille d’Adélie pour un cours de cuisine. Nous nous retrouvons en fin d’après-midi pour un apéro franchouillard au coucher du soleil: c’est divin!

Voilà donc deux semaines qui sont passées bien vite, riches en rencontres et en émotions. Nous quittons le Cambodge la tête pleine de belles images et le cœur en fête.

2 thoughts on “du 20 février au 3 mars : Cambodge”

  1. Quelle chance de pouvoir retrouver ses amis en plein voyage ! Bonne chance pour la suite et je vous embrasse tous (mais surtout Pétronille) !

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