du 8 au 19 février – Vietnam : contre-mode d’emploi!

On ne peut pas dire que nous ayons été très heureusement inspirés au cours des quelques jours que nous avons passés au Vietnam!

Première grossière erreur de débutant: en arrivant au Vietnam nous ignorions complètement que nous étions en plein Nouvel An chinois…. C’est la seule et unique semaine de vacances de l’année pour la plupart des gens, aussi bien au Vietnam (donc magasins, hôtels, restaurants fermés) qu’en Chine (donc beaucoup de touristes)!

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Nous arrivons donc à Hoi An, avec nos souvenirs du Vietnam d’il y a 15 ans (notre voyage de noces) et notre naïveté. La ville est méconnaissable, capitale du tourisme chinois, surtout pendant cette « golden week » que fuient tous les touristes occidentaux expérimentés. Tout semble avoir été refait et aménagé pour recevoir le plus grand nombre de consommateurs possible. Nous ne prenons pas de plaisir à visiter la vieille ville dont l’ambiance détendue et familiale nous avait tant plu.

Tentative pour visiter hors des horaires les plus courus: nous visitons une des maisons traditionnelles en bois de la vieille ville tôt le matin. Les rues sont dégagées et nous nous réjouissons à l’avance de cette visite…. quand deux minutes à peine après notre arrivée entrent une vingtaine de touristes emmenés par un guide et son haut-parleur. Dans les pièces de 30 m2, difficile de profiter.

Le pont Japonais de HoiAn
Hoi An à l’aube
le Pont Japonais en début de matinée
Nouvel an Chinois : on n’est pas tout seuls
Une maison de négoce de Hoi An

Nous prenons un bus pour Hué, espérant y trouver un peu plus de calme. La ville a moins changé qu’Hoi An, et on se sent moins submergés par la foule mais les touristes sont encore très nombreux. Nous visitons néanmoins la cité impériale et deux tombeaux. Ces lieux sont suffisamment vastes pour que nous puissions en profiter. Nous restons coincés à Hué plus longtemps que prévu: à cause du pic touristique, tous les transports pour rejoindre Hanoi sont complets! Les enfants travaillent, les parents essaient de trouver le meilleur parcours pour profiter de l’étape asiatique nouvellement raccourcie en sirotant avec grand plaisir les délicieux cafés vietnamiens au lait concentré sucré. La recette n’a pas changé et l’arôme est à la hauteur de notre souvenir!

Le Palais impérial de Hué

Le théâtre privé du Palais

Je te tiens…
…tu me tiens

Forts de notre désillusion, nous décidons d’éviter les lieux trop touristiques, Sapa et Halong, et de ne pas nous attarder à Hanoi.

En effet, Hanoi a bien changé. La circulation effrénée rend difficile la circulation des piétons, et impossible d’emprunter les trottoirs à cause des scooters qui y sont garés. Dans la vieille ville, pas d’autre choix que de progresser lentement à la queue leu leu, en craignant de se faire écraser les orteils!

Deux bons moments à Hanoi: le théâtre des marionnettes sur l’eau et le musée des femmes vietnamiennes.

Le théâtre des marionnettes

Scènes de rue

Véritable institution de la ville, le théâtre des marionnettes remporte un franc succès auprès de petits et grands. Les marionnettes évoluent sur l’eau, accompagnées d’instruments traditionnels et de chants. Le spectacle est en vietnamien, mais les petites intrigues sont faciles à comprendre, c’est le registre de guignol.

Dans un tout autre style, le musée des femmes vietnamiennes est très intéressant. Des salles attendues sur les costumes (et les différentes façons traditionnelles de chaque ethnie pour teindre ses tissus!) ou le mariage précédent une salle plus originale et impressionnante sur le rôle des femmes dans les différents combats du XXe siècle (évidemment à la gloire du régime en place!). La révolution communiste, la décolonisation et surtout la guerre du Vietnam ont vu l’enrôlement de nombreuses femmes, et à des postes habituellement réservés aux hommes. Des femmes et des jeunes filles ont pu être responsables du renseignement ou commander à des escadrons armés.

Le musée de la femme
Propagande du Parti

Nous prenons ensuite un car pour voir les paysages montagneux du Nord du pays, près de la frontière chinoise: Ha Giang et Dong Van. Succession de rizières en escaliers, d’habitants en tenues traditionnelles colorées et des scènes rurales et authentiques qui attirent les photographes. Les gens travaillent dur dans ces montagnes karstiques et exploitent tous les petits espaces un peu plats au milieu des cailloux. Parfois des petits carrés de moins de 50 cm de côté, dispersés dans la montagne et accessibles après avoir escaladé les rochers.

Près de la frontière chinoise entre Ha Giang et Dong Va

Le trajet en minibus locaux nous permet d’observer les habitudes: ce transports publics qui font des liaisons régulières servent de facteurs. Les gens leur confient une lettre, un colis, et le courrier est déposé dans un village suivant.

Incontournable sleeping-bus!

Notre impression générale sur le Vietnam est mitigée. Sans doute avons-nous mal choisi notre moment et peut-être aussi notre parcours. Peut-être aussi étions-nous moins disponibles, plus fatigués, mais nous n’avons pas fait de visite, de rencontre, de découverte surprenante ni émouvante. Nous avons juste fait marcher la machine bien huilée du tourisme.

C’est donc avec un certain soulagement que nous prenons l’avion pour le Cambodge. Étape attendue avec une impatience grandissante par toute la famille, car nous devons y retrouver des amis!

2 thoughts on “du 8 au 19 février – Vietnam : contre-mode d’emploi!”

  1. Bonjour les amis,
    Je profite d’une petite pause offerte par les vacances de février pour (enfin!) lire vos aventures.
    Merci pour ce récit et les magnifiques photos : c’est très dépaysant pour moi qui n’ai guère quitté mon feu de cheminée mayennais cette semaine (malgré les températures printanières que nous avons en France).
    Je vous souhaite une belle et heureuse suite de voyage et me réjouis de vous revoir bientôt.
    Bise

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